J’ai démissionné – et après ? (Partie 3)

J’ai une révélation à vous faire : J’ai démissionné.
Et pour de bon, cette fois-ci 😉

Si mon parcours quelques peu tortueux de ces quatre dernières années t’intéresse, je t’invite à lire les deux articles publiés précédemment :

Après une période de 2 ans en disponibilité, j’ai retrouvé une classe en septembre, toujours dans le public. Après ces deux passionnantes années à explorer le monde des pédagogies alternatives, mon rêve était grand: faire classe autrement.

Ma désillusion l’a été encore plus.

Il m’aurait fallu de la patience, de la persévérance et une dose d’anti-conformisme assumé pour réaliser ces changements de pratique, mais la motivation n’était plus assez grande. Le décalage entre mon idéal et la réalité de ma classe était devenu invivable : j’ai dit STOP. Cela générait un trop grand stress que je ne voulais plus vivre. Il faut dire que je suis devenue maman cette même année. C’était le moment pour moi de changer de vie, complètement.

Après le grand saut … le grand vide

Ma démission n’a pas été une grande fête. Je suis partie en me sentant coupable et honteuse. Je venais de vivre un échec. Même si depuis, il n’y a pas eu une minute où j’ai regretté ma décision.

Je suis partie sans avoir un Plan B.
Une chance ! J’ai beaucoup de gratitude envers mon mari qui m’a soutenue dans cette direction et dont les revenus me permettaient de prendre le temps de préparer ma reconversion.

En fait, cette chance s’est avérée plus complexe à vivre que je ne pensais. J’ai dû et je négocie encore avec certaines de mes croyances : “je dois travailler”, “je dois gagner de l’argent”, “sans travail, je suis inutile”. Et que répondre à “Tu fais quoi dans la vie ?” Comment me définir ?

Après un tel investissement dans un métier-passion, ce fut le grand vide.
J’ai passé quelques mois dans ma bulle à prendre soin de ma fille, sans que la question “Quel travail vais-je faire maintenant?” ne me quitte.

Commencer par enlever mes oeillères

Ce vide m’a amené à me poser des questions existentielles et à m’ouvrir à d’autres façons possibles de vivre.

J’ai rencontré des personnes aux parcours insolites.J’ai par exemple rencontré un enseignant qui est en disponibilité et ne travaille pas. Sa femme et lui ont inventé un mode de vie qui leur permette de vivre leur vie de rêve pour eux et leurs trois enfants. Ou encore, j’ai croisé la route de plusieurs entrepreneurs qui ont quitté leur job pour vivre de leur passion.

Ce chemin a renforcé une de mes convictions pour l’éducation de ma fille : lui permettre d’explorer et de développer ses intelligences multiples. Je lui souhaite ainsi de rencontrer plusieurs passions, plusieurs centres intérêts qui la conduiront vers une ou plusieurs missions de vie. Elle se connaitra mieux et sera pleine de ressources pour rebondir.

C’est ce qui m’a manqué et que je cherche à développer.

et … Action !

Le mouvement crée le changement !

C’est en passant à l’action, en essayant, en expérimentant, que je trouverai une nouvelle mission qui m’animera. Aujourd’hui, j’ai trouvé une première piste à explorer ! J’ai un projet : créer un abonnement de livres jeunesse. Chaque mois, les abonnés recevront un album jeunesse de grande qualité et son livret pédagogique, pour créer des moments inoubliables de complicité et de découverte à partager entre enfants et parents, ou entre élèves et enseignants.

Je réalise en ce moment un petite enquête pour affiner ce projet. Si tu souhaites me donner ton avis, voici le lien. Tu trouveras, à l’issue de ce court sondage, une vidéo dans laquelle je présente le projet plus en détail.

C’est maintenant un challenge entrepreunarial qui m’attend !

N’hésitez pas à partager vos réflexions. Si j’écris quelques articles plus personnels, c’est parce qu’en fait, ce sont ceux-là les plus lus ! Parfois, cela fait du bien de se reconnaitre dans le vécu d’autres personnes, on se sent moins seul.
À bientôt

2 réflexions sur « J’ai démissionné – et après ? (Partie 3) »

  1. Pas forcement besoin de carriere. Elever un Enfant est in travail a temps complet en lui meme. Ici aux usa ou je vis depuis 7 ans, je constate qu’il y a bcp de meres au foyer, des peres au foyer aussi. Moi je suis une ancienne EJE ayant aussi fait une licence en sciences de l’education. Je trouve la pedagogie alternative passionante.

  2. Bonjour Cécile, merci pour ton blog et tes témoignages très riches. Nos parcours sont différents mais se rejoignent sur les questionnements que nous avons pu avoir. Depuis que je suis maman (j’ai 2 petites filles de 15 mois et 3 ans et demi) j’ai découvert et m’intéresse activement à l’éducation bienveillante, la pédagogie Montessori et aux autres approches complémentaires. Je viens de démissionner de mon travail (qui n’était pas dans l’éducation nationale) ayant réalisé que j’y consacrais trop de temps, pour un épanouissement personnel limité et qui plus est, au détriment de ma vie familiale. Je n’ai pas encore de projet défini et explore les pistes autour du domaine de l’éducation bienveillante qui pourraient m’y conduire. Je réfléchis à la nature de mon nouveau projet professionnel qui devra permettre de garder de la disponibilité pour ma famille mais aussi à l’école que je veux pour mes filles (le projet de la création d’une école alternative m’a effleuré l’esprit je le reconnais) et là, je dois avouer que je suis démunie… et j’en viens à me poser cette question: pour quelle solution d’éducation as-tu opté pour ton enfant connaissant les lacunes du système de l’éducation nationale? J’espère que cette question n’est pas trop hors sujet sur le blog…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *