Les besoins des enfants de 3 à 6 ans : à l’école de s’adapter !

mains enfant adulte

Les besoins ne sont pas à prendre à la légère: ils sont fondamentaux. Leur satisfaction garantit un développement harmonieux de la personne.
Les enfants de 3 à 6 ans ont des besoins spécifiques liés au développement de leur corps, de leur pensée, du langage, de la socialisation et de leur rapport au temps et à l’espace. Le respect de leurs besoins conditionne leur disponibilité pour apprendre mais aussi, et surtout, leur santé et leur épanouissement.

A l’école, il est de la responsabilité des adultes de répondre aux besoins des enfants.
Quels sont ces besoins et comment les prendre en compte pour faire des choix éducatifs et pédagogiques adaptés ?

Après avoir lu cet article, vous pouvez également consulter l’article « Comment les élèves apprennent-ils ? » et télécharger le mémo de l’article: les critères d’une situation qui rend l’élève acteur de ses apprentissages.
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Les besoins physiologiques

Besoin de dormir

Le sommeil doit être suffisant en quantité, régulier et se faire dans l’obscurité et le silence. C’est un facteur déterminant dans le développement cognitif des enfants.  “Dormir, c’est grandir!” J’entends encore ma collègue répéter cette phrase aux enfants de maternelle au moment de la sieste.

dormir

A l’école, il s’agit de respecter le rythme biologique de l’enfant:

    • Respecter les temps de repos dont il a besoin au cours de la journée.
      Les chronobiologistes ont étudié les réactions du corps au cours de la journée. D’après eux, il est plus important de respecter le besoin de repos que de vouloir maximiser les temps de vigilance élevée. Voici les variations observées:
8h30 à 9h30 Faible vigilance  (liée à un manque de sommeil ou à la subsistance d’un rythme de sommeil d’avant 3 ans)
9h30 à 11h Vigilance élevée  (mémoire à court terme)
13h à 14h Faible vigilance  (sieste, repos, temps calme)
14h30 à 16h30                                  Vigilance élevée  (mémoire à long terme)
16h à 19h Créneau idéal pour les activités physiques  (température corporelle maximale, métabolisme élevé, force musculaire et coordination sensori-motrice optimales)

Ces variations au cours de la journée sont bien sûr à relativiser selon chaque enfant.

  •  Respecter son rythme sur la semaine.
    Hubert Montagner préconise 5 jours d’école avec des journées allégées.
  • Respecter le développement de l’enfant.
    Prendre en compte les étapes du développement de la motricité, du langage, de la socialisation, de la pensée…
  • Adapter la pédagogie.
    Les temps contraints sont fatigants pour l’enfant. La contrainte, la passivité et l’échec répété nuisent aux capacités d’attention et de mobilisation. L’enfant est naturellement actif lorsqu’il est librement engagé dans un projet. Le choix d’une pédagogie qui rend l’élève responsable et acteur de ses apprentissages joue un rôle important. (Freinet, Ecole du Troisième Type…)

Besoin de bouger

sauter

Le besoin de bouger est un besoin physiologique naturel !
Courir, sauter, escalader, ramper… c’est essentiel au développement de l’enfant et à son bien-être physique et mental. Il prend conscience de son corps, libère ses tensions émotionnelles et physiques, développe ses capacités motrices et explore le monde. Le cerveau est sous stress quand ce besoin ne peut pas être satisfait.

A l’école, offrons des temps et de grands espaces de jeux libres !
Tout au long de la journée, laissons les enfants se déplacer librement et bouger selon leurs besoins et dans le respect des autres.
Ils seront plus centrés et concentrés. Les apprentissages seront incarnés et donc complets.

Selon Maria Montessori, le mouvement est « un facteur essentiel dans la construction de l’intelligence qui se nourrit et vit des connaissances prises dans l’ambiance. Les idées abstraites elles-mêmes naissent du contact avec la réalité, et la réalité se saisit par le mouvement. » Le mouvement est « un trait d’union entre l’esprit et le monde. »

Besoin de respirer, de boire, de se nourrir

Pour ces besoins, qui paraissent évidents, il s’agit d’écouter l’enfant et par là même de lui apprendre à s’écouter.

    • Aérer la classe.
      Cela permet de maintenir un taux d’oxygène suffisant pour alimenter les cerveaux, de faire circuler de l’air plus frais qui maintient en éveil et d’évacuer les polluants pouvant être dégagés par le mobilier et le matériel scolaire.
    • Apprendre à respirer profondément pour se détendre, se recentrer et faire diminuer le stress si nécessaire. (relaxation, yoga, méditation)
    • Encourager à boire régulièrement. La sensation de soif apparaît quand on est déjà déshydraté ! C’est donc une habitude vitale à faire acquérir, en laissant des verres à disposition toute la journée et en instituant cette action à des moments clés (avant de sortir dehors, en rentrant…).
    • Mettre à disposition une collation tout au long de la matinée.
      L’enfant pourra se servir quand il aura faim. Ce peut-être des légumes, des fruits, des noix, des graines.
      Attention au sucre ! Il peut causer des problèmes émotionnels et comportementaux: perturbation de l’attention, altération de l’humeur, agressivité, hyperactivité.


Dans une classe de Petite Section, pour amener les parents à remplacer compotes et biscuits sucrées, j’ai organisé des dégustations où les enfants cassaient leurs noix, coupaient leur pomme, épluchaient leur carotte. Ils goûtent plus facilement ce qu’ils ont cueilli ou cuisiné eux-mêmes.

petite section casser des noix

Dans une classe Montessori, des plateaux sont à disposition: une orange à presser, une pomme à couper, une carotte à éplucher. Les enfants qui le souhaitent les préparent et les laissent à disposition des autres enfants.

Une enseignante américaine, à qui j’ai rendu visite dans sa classe, écrivait sur son blog un article surprenant: “Pourquoi je laisse vos enfants commencer par le dessert?” Elle donne deux réponses aux parents qui préparent une lunchbox pour le déjeuner de leur enfant:
– Les sucreries ne devraient pas être une récompense, et la nourriture saine une corvée.
– Proposer uniquement des choix d’aliments que nous souhaitons qu’ils mangent. Si c’est un problème que le dessert soit mangé en premier, demandez-vous s’il est vraiment sain et nutritif.

Le besoin de sécurité affective

L’enfant a besoin de se sentir aimé(e). Il a besoin de sentir qu’il compte.  Ce besoin d’attachement est rempli, le plus souvent, par les parents qui apportent amour, attention, soutien et réconfort. Lorsque ce besoin est satisfait, il procure à l’enfant une sécurité intérieure et lui permet de construire confiance en soi et estime de soi.

câlin

A l’école, les éducateurs sont garants de la sécurité affective de l’enfant. Pour cela, ils se montrent disponibles et à l’écoute de ses besoins et de ses émotions. Ils y répondent avec chaleur et lui donnent le sentiment d’être reconnu et accepté.

Au cours du développement du cerveau, le stress perturbe les niveaux d’hormones et entraîne des modifications de la structure du cerveau. D’où l’importance d’une posture bienveillante des adultes et d’un environnement serein (ni cris, ni punitions, ni menaces).

L’enfant doit pouvoir se tourner vers un adulte capable de réduire ses sentiments d’angoisse ou de stress. Les manifestations d’attachement vont ainsi l’aider à affronter le stress: les contacts physiques, essentiellement, qui rechargent en ocytocine, mais aussi une voix réconfortante, un regard affectueux, un moment de proximité et de partage comme rire, jouer, sourire, écouter ses émotions, répondre à ses demandes.

écoute enseignante élève

Lorsque ce besoin d’attachement et de sécurité affective est satisfait, l’enfant peut se consacrer à autre chose comme apprendre et s’ouvrir aux autres. Il est disponible pour explorer ses capacités.

Le besoin d’explorer ses capacités et d’apprendre

Jusqu’à 3-4 ans, le développement moteur de l’enfant est fulgurant ! Il a alors besoin d’éprouver ses capacités. Il est plus intéressé par le mouvement nécessaire pour atteindre un but que le résultat en lui-même. C’est pour cela qu’il peut recommencer sans cesse une même action, contrairement à l’adulte qui cherche à atteindre un but en un minimum de temps. L’enfant cherche la difficulté, l’obstacle à franchir.  Il a besoin de se sentir grandir, de progresser.

En satisfaisant ce besoin, l’enfant construit la confiance en lui et en ses capacités.

Le rôle de l’éducateur n’est donc pas de faire à sa place ni d’enlever les obstacles. C’est au contraire de permettre à l’enfant d’explorer et de construire ses capacités. 

La pédagogie Montessori propose nombreux supports et activités qui offrent à l’enfant des occasions de développer sa motricité fine et de devenir autonome dans les tâches quotidiennes. Dans l’ambiance (classe), il a alors le temps de réaliser des actions pour lesquelles on le presse souvent à la maison ou qu’on lui refuse (boutonner, lacer, verser de l’eau, nettoyer, éplucher, plier…).

Les salles de motricité des maternelles sont souvent bien équipées: gros cubes en mousse, ponts, échasses, tapis… Plutôt que d’imposer le traditionnel “parcours” à suivre lors duquel les enfants passent plus de temps à attendre et n’y trouvent que peu de difficulté, je les laisse manipuler le matériel à loisir. Ils font preuve de créativité et recherchent sans cesse à se dépasser, faire plus difficile.

Les sorties dans les bois sont une excellente occasion d’éprouver ses nouvelles compétences: grimper, sauter, courir, enjamber…

grimper

Les besoins d’autonomie et de libre choix

Entre 18 mois et 2 ans, l’enfant prend conscience de son cerveau frontal qui lui permet d’anticiper et lui donne le sentiment d’être au contrôle de sa vie. Il a maintenant envie de choisir par lui-même.

Le jeune enfant construit son identité, et pour cela, il a besoin de se différencier : il veut faire tout seul, il veut choisir par lui-même, il affirme ses goûts et ses préférences.

A l’école, on propose des choix.
Quand l’enfant reçoit un ordre, son cerveau se met sous stress, ce qui est un mécanisme physiologique de défense.
Cette liberté de choix se retrouve à des degrés variés selon la pédagogie pratiquée.

Maria Montessori était consciente de ces besoins d’autonomie et de liberté. Voici comment elle décrivait l’éducateur: «(…) ce maître passif, qui fait tomber devant l’enfant l’obstacle de sa propre activité, de sa propre autorité, qui se satisfait de le voir agir et progresser tout seul, sans s’en attribuer le mérite.» D’ailleurs, la phrase emblématique de cette pédagogie est “Apprends-moi à faire tout seul”.

Dans les écoles du Troisième Type et dans les écoles démocratiques, rien n’est imposé. Les projets sont décidés et menés par les enfants eux-mêmes.

Le besoin d’ordre et de repères

De 18 mois à 3 ans, les enfants sont tout particulièrement sensibles à l’ordre extérieur. Ils apprennent à organiser le monde qui les entoure. Pour cela, ils ont besoin que chaque chose soit à sa place.

Ce besoin d’ordre, de repères et de rituels se poursuit ensuite. De 3 à 6 ans, la pensée symbolique se développe, ils ont besoin d’organiser leurs représentations mentales.

A l’école, le mobilier doit être adapté et les objets à portée de main. Chaque matériel a une place où on peut le retrouver quand on le souhaite.
Des repères dans le temps et dans l’espace se construisent grâce au langage de l’adulte et aux rituels.

Le besoin de s’exprimer et de communiquer

Jusqu’à 5 ans, l’enfant est centré sur lui-même car il vit de grands changements. Il est accaparé par tout ce qui se passe en lui et par ce qu’il apprend. Cependant, c’est un être social et ceci dès la naissance. A  3 ans, l’enfant fait à côté de l’autre; à 4 ans, il regarde, s’intéresse, imite; à 5 ans, il commence à faire avec l’autre. La socialisation est un apprentissage important de l’enfance grâce, notamment, au langage qui se développe.

  • besoin de s’exprimer
  • besoin d’être respecté
  • besoin d’être reconnu: sentir que sa contribution personnelle a de l’importance.
  • besoin d’appartenance: trouver sa place dans la famille, à l’école et dans la société.
  • besoin de communiquer: se sentir connecté aux autres.

Donner des responsabilités, organiser des temps de bilan, des temps de présentation, des conseils d’enfants, mettre en place une correspondance scolaire, permettre l’expression libre par le dessin, la peinture, l’écriture…

L’expression libre et la communication sont des piliers de la pédagogie Freinet.

Le besoin de nature

Dans l’article “L’éducation dans la nature”, je vous parlais du livre “Besoin de nature” de Louis Espinassous. Cet auteur, éducateur et guide de montagne ne considère plus seulement la nature comme un lieu d’éducation privilégié et irremplaçable, mais comme un besoin vital pour tous ! Il base sa réflexion sur les recherches de Richard Louv qui a mis à jour « le syndrome du manque de nature ». Rester enfermé à l’intérieur, assis, contraint sur une chaise, souvent sur-stimulé par les nombreux écrans… tout cela a des impacts négatifs sur le bien-être des enfants.  D’après différentes recherches, le manque de lien avec la nature serait source de différents troubles : difficulté de concentration et d’attention, hyperactivité, impulsions et comportements agressifs, obésité, dépression, difficultés d’apprentissage et de mémorisation…

Permettre aux enfants de jouer dehors tous les jours est essentiel pour leur santé physique et mentale. Cela permet d’évacuer la pression, de libérer leur énergie. L’attention n’est plus soutenue, ni crispée mais plutôt diffuse, ce qui apaise et ressource.

L’idéal serait que chaque école dispose d’un grand espace vert naturel.
Certains enseignants font le choix de passer une matinée entière dans la nature, comme Chrystèle Ferjou (voir la vidéo dans l’article “L’éducation dans la nature »).

Un équilibre différent selon chacun

Tous ces besoins sont communs aux enfants et s’expriment plus ou moins selon chacun et selon les moments. En étant écouté et respecté dans ses besoins, l’enfant trouvera l’équilibre qui lui convient.

Besoin de faire

(bouger, manipuler, explorer ses capacités)

Besoin de ne rien faire

(rêver, se reposer, penser, se représenter des images, intégrer des informations)

Faire seul

(besoin d’autonomie)

Faire avec

(découvrir l’autre, développer des relations)

Besoin de sécurité

(sécurité affective, besoin d’ordre, de repères)

Prendre des risques

(besoin de créer, besoin de variété, besoin d’explorer)

Des démarches pour reconnaître et exprimer un besoin

C’est essentiellement pendant la petite enfance que se construisent les fondements du sentiment d’identité, la sécurité intérieure et la confiance en sa propre personne et en ses propres compétences. Pour garantir un développement harmonieux de ses fondements, il est de la responsabilité des éducateurs (parents, enseignants…) de satisfaire les besoins de l’enfant mais aussi de lui apprendre à les reconnaître et à les exprimer.

Pour cela, les livres d’Isabelle Filliozat permettent de mieux comprendre les motivations des enfants. Elle défend l’idée que le comportement de l’enfant, quel qu’il soit, est au service d’un de ses besoins. Elle propose des clés, en lien avec le développement de l’enfant, pour comprendre ce qui se passe en lui et comment interagir.

Dans le même esprit, la Communication Non Violente vise à créer une relation de qualité pour nourrir les besoins de chacun. Pour approfondir cette démarche, je vous invite à lire l’article : l’empathie ou l’art d’écouter.

Sources:

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13 réflexions au sujet de « Les besoins des enfants de 3 à 6 ans : à l’école de s’adapter ! »

  1. Bonjour madame,

    Je viens de lire votre article que je trouve très intéressant. Je suis directeur d’un TAP maternelle et j’aimerais connaître votre position sur un point précis.
    Vous parler dans le besoin de bouger de laisser librement les enfants se déplacer, bouger …. pourtant entre 13 et 14h, heure à laquelle nous intervenons avec les enfants il est écrit selon les rythmes et mis en avant la faible vigilance (le besoin sieste, repos, temps calme) et vous précisez un peu plus loin :
    Tout au long de la journée, laissons les enfants se déplacer librement et bouger selon leurs besoins et dans le respect des autres. J’aimerais bien comprendre les nuances de cette phrase et être en mesure d’agir dans la bonne direction compte tenu de ce que vous avancez. Qu’est ce que cela signifie vraiment pour vous, car, pour la bonne articulation du TAP et les enfants c’est important pour tous et toutes aussi car il est possible que votre blog influence mon travail et mes décisions.

    Au TAP, intervenant précisément entre 13H et 14H, je rencontre des difficultés avec certains membres de l’équipes qui laissent courir les enfants dans les escaliers, dans les salles malgré l’heure d’intervention délicates. Bien évidemment je ne partages pas cette approche compte tenu de l’heure d’intervention mais votre article m’interpelle et me chamboule un peu je doit bien l’avouer. En ce moment une question me taraude, quand et pourquoi avons nous interdit au enfant de courir dans les classes historiquement? Pour l’instant je n’ai rien trouvé peut -être avez vous des réponses avec des sources fiables à transmettre?

    Si on reprend (en m’appuyant sur la partie besoin de bouger encore une fois) pour respecte les autres en terme de bruit, de déplacement pour le besoin de sécurité, (risque de chute, de « carambolage », blessures) il me semble que de se déplacer ni comme des hippopotames, ni des gazelles est important pour respecter ses besoins et ceux des autres, à l’intérieur bien sûr. Néanmoins se déplacer en marchant vite (je ne sais qu’elle animal utilisé pour illustrer au mieux celà jusqu’ici) est autorisé sans être un hippopotame qui marchent vite toujours dans ce principe de respect d’autrui.

    Partagez vous ce point de vue au regard de ce qui est expliquez dans la partie besoin de bouger des enfants de 3 à 6 ans (faible vigilance et besoin de bouger librement), ou bien avez vous un éclairage à apporter pour une meilleure compréhension de cette partie de l’article?

    Si je me permet cette question c’est que votre réponse argumentée et éclairée pourrait engendrer une remise en question partielle ou profonde de mon travail et de ma pédagogie. C’est trop important pour me lancer sans avoir de certitude quant à votre position et vos éclairages éventuelles pour continuer notre route dans la meilleure direction qui soit pour les enfants d’abord et l’ensemble de l’équipage ….

    D’avance je vous remercie et vous transmet mescompliements pour votre page (du peu que j’en connaisse) très argumentée et riche merci beaucoup j’attend votre réponse avec impatience. J’espère avoir été assez clair, et ne pas vous avoir ennuyé avec ma requête. J’attend en retour vos remarques, commentaires, sources à l’appui pour contribuer à m’aider à avancer sur la route de l’enfant et de ces besoins.

    Je vous souhaite une bonne journée

    1. Bonjour Sébastien,

      J’ai l’impression, à la lecture de votre message, que vous avez déjà les réponses à vos questions.

      Vous intervenez de 13h à 14h, créneau qui correspond effectivement à un moment propice aux activités calmes (dont le choix de ne rien faire), d’autant plus que les enfants retournent ensuite en classe où leur attention sera sollicitée. Ils seront davantage disponibles pour apprendre s’ils ont pu se reposer et se recentrer avant (sieste, lecture, dessin…). C’est d’ailleurs ce que proposent de nombreux enseignants qui retrouvent leurs élèves dès 13h30.

      Quant au respect du besoin de bouger, cela ne signifie pas de laisser faire n’importe quoi. Courir dans les escaliers ou en classe est dangereux du fait du peu d’espace et de la présence des autres. Cela semble être du bon sens.
      Ce que j’entends par respecter le besoin de bouger de l’enfant, c’est tout simplement l’autoriser à se lever, s’étirer, se déplacer pour prendre ce dont il a besoin, choisir l’endroit où il veut s’installer (sur tapis par exemple)… Par contraste, avec le fait d’imposer aux enfants de rester assis de longs moments durants. L’idéal serait de pouvoir laisser les enfants sortir dehors quand ils le souhaitent.

      Voici mon avis. Libre à vous de construire le vôtre 🙂
      Un conseil que j’ai mis du temps à comprendre: il est plus facile d’avancer en acceptant les incertitudes, que de chercher à tout prix des certitudes.

      Vous pourriez aborder vos interrogations avec l’équipe enseignante et avec votre équipe.

      Bon courage !

      Cécile

  2. BRAVO Cécile pour les recherches, le travail et la réflexion élaborée ! Nous rêvons d’une même école ! Vous articles m’apportent beaucoup. Je vais les partager avec des collègues. 🙂

  3. BRAVO Cécile pour les recherches, le travail et la réflexion élaborée ! Nous rêvons d’une même école ! Vous articles m’apportent beaucoup. Je vais les partager avec des collègues. 🙂

  4. Un grand merci à toi Cécile
    c’ est super
    je suis en train de monter une action de formation ATSEM/ PE avec ma collègue psychologue, des partenaires de l’ éducation nationale et du CNFPT dans le 65 et 32 et j’ ai déjà mené cette action dans le 81 sur 3 années( présentation au congrès de l’ AGEEM à albi en 2017)
    j’ aimerais savoir si tu travailles dans cette direction et je pense que ce serait bénéfique de récolter des témoignages sur ce binôme Atsem / PE
    bien à toi
    Nicole

    1. Merci Cécile pour ton blog si actuel et riche!
      Nicole, je prépare l’admission au CAFIPEMF et mon sujet de mémoire serait tourné vers la relation professionnelle entre ATSEM et enseignant: une pratique professionnelle à construire pour mettre en place un partenariat répondant aux enjeux de l’école maternelle et notamment pour favoriser les apprentissages
      langagiers. Je suis dans le 74, et cette année nous allons certainement prendre en compte ce sujet dans le plan de formation de la rentrée prochaine. J’aimerais beaucoup en savoir plus su ce que vous avez déjà mis en place dans vos départements, si tu es d’accord. J’étais aussi à Albi au Congrès de l’AGEEM.
      Bine à vous
      Stéphanie

  5. Depuis le premier jour de notre conception on se nourrit de la nature, des autres et de soi-même. Suivant les moments nous avons plus besoin d’une de ces trois sources mais pour un bon équilibre il est nécessaire que tous les jours nous puissions avoir recours à chacune d’elles. Inutile donc de vous dire le plaisir que j’ai à trouver le « besoin de nature » dans la liste des besoins. Mais pourquoi ce « ? » ? Nous avons besoin de la nature, c’est vitale, osons l’affirmer. On pourrait même se demander si on ne devrait pas le mettre en premier, tant nous ne saurions nous passer d’une bonne eau, d’un bon air et même du chant d’un oiseau.

    1. Suite à votre remarque, je viens d’enlever le point d’interrogation 🙂 Quand j’ai écrit cet article, je découvrais les recherches à ce sujet. Maintenant, j’ai davantage cheminé et je suis convaincue que c’est un réel besoin !

  6. Merci pour cet article qui me conforte dans ma pratique et ma volonté de la faire évoluer sur certains points. J’enseigne chez les petits depuis 2012 et je ne peux que confirmer l’importance pour eux de la sécurité affective surtout en début d’année ., la nécessité de bouger …. Cette année, je pars à la découverte des moyennes sections.
    Bonne journée à vous !

  7. Merci Cécile!
    Je suis comme toi convaincue que c’est à l’école de s’adapter aux besoins et rythmes de l’enfant. Hélas elle n’en prend pas le chemin… Heureusement qu’il reste encore des enseignants passionnés et impliqués!
    J’enseigne à Mayotte. Ici, l’institution fait une gestion de flux, les besoins et rythmes de l’enfant passent au second plan. Notamment au niveau du sommeil…

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